Movember : l’essentiel à connaître sur les cancers masculins

Le mois de novembre est le mois de sensibilisation aux cancers masculins (prostate, testicules et verge). Parmi ces cancers, celui de la prostate est le plus fréquent… c’est le premier cancer chez les hommes. À l’occasion du Movember, les hommes se laissent pousser la moustache devenue symbole de l’événement.

Quels sont les cancers des hommes ?

  • Le cancer de la prostate. Il s’agit du cancer le plus fréquent chez l’homme : près de 60 000 cas par an ( INCa ). Il représente la 3e cause de décès par cancer chez l’homme. Cette pathologie est rare avant 50 ans. Son incidence augmente progressivement avec le vieillissement. Son pronostic est considéré comme bon.
  • Le cancer des testicules reste une maladie peu fréquente. Il concerne environ 1 à 2% des cancers masculins, soit 2 300 hommes par an en France, selon l’INCa. Il peut survenir à n’importe quel âge, mais il touche principalement les hommes âgés de 15 à 35 ans. Le premier signe du cancer du testicule est une bosse ou une masse qui est repérable par palpation.
  • Le cancer du pénis : ce cancer concerne plutôt les hommes après 50 ans. Cette pathologie reste rare. Elle est considérée comme partiellement évitable grâce à la vaccination contre le papillomavirus (plutôt à partir de 11 ans, avant les relations sexuelles).

Le cancer de la prostate en France

Parmi les cancers masculins, la prostate est l’organe le plus fréquemment atteint chez l’homme.
Avec plus de 56 800 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France, le cancer de la prostate se situe au 1er rang des cancers chez l’homme et constitue la 2e cause de mortalité par cancer chez l’homme. 

Quels sont les principaux facteurs de risque ?

  • L’avancée en âge, premier facteur de risque du cancer de la prostate :

Le cancer de la prostate, ou adénocarcinome prostatique, est le cancer le plus fréquent chez l’homme. Ce cancer de l’homme âgé est exceptionnel avant l’âge de 45 ans, puis son incidence augmente rapidement avec l’âge. À 70 ans, environ 1 homme sur 7 est atteint d’un cancer de la prostate.

Le taux de mortalité indique le pourcentage de personnes qui décèdent de la maladie après avoir reçu un diagnostic. Pour le cancer de la prostate, la survie à 5 ans est estimée à 91% en France.

  • Les antécédents familiaux et les facteurs génétiques de prédisposition au cancer de la prostate :

Il existe certaines formes familiales de cancer de la prostate, qui doivent être suspectées lorsque plusieurs membres ou parents d’une même famille sont atteints d’un cancer de la prostate, du sein ou de l’ovaire à un âge jeune.

On considère que 5 % des cas de cancers de la prostate diagnostiqués en France sont d’origine héréditaire. Ces cancers sont plus précoces et parfois plus agressifs.

Une consultation d’oncogénétique (qui permet d’analyser les mutations génétiques constitutionnelles présentes dès la naissance qui augmentent le risque de développer certains cancers) doit être proposée aux patients dont les familles ont des cancers de la prostate, du sein, du pancréas et de l’ovaire ou encore aux patients ayant un cancer agressif avant 50 ans ou aux patients présentant d’emblée un cancer métastatique.

  • Le régime alimentaire :

Une consommation insuffisante de fruits et légumes, associée à une consommation trop élevée de graisses, notamment issues de viande rouge, peut augmenter le risque de développer un cancer de la prostate. Un régime alimentaire occidental riche en graisses saturées entraîne un risque plus élevé de développer ce cancer qu’un régime alimentaire méditerranéen ou asiatique riche en fruits, en légumes et en poisson.

  • Les facteurs de risque professionnels et environnementaux :

Certains environnements professionnels comme l’agriculture (ou travail agricole) semblent exposer les hommes à un sur-risque de cancer de la prostate. Depuis 2021, les cancers de la prostate induits par une exposition aux pesticides dont le chlordécone sont reconnus maladie professionnelle par l’assurance maladie.

Quels sont les symptômes du cancer de la prostate

Au début de son évolution, le cancer de la prostate ne donne pas de symptômes, d’où la nécessité du dépistage. Lorsque la tumeur grossit, la prostate augmente de volume et peut entraîner des symptômes urogénitaux.

Les principaux symptômes qu’un homme peut ressentir sont :

  • un besoin fréquent d’uriner,
  • une difficulté à uriner avec nécessité de pousser pour évacuer les urines,
  • une tendance à faire des infections urinaires,
  • la présence de sang dans les urines ou dans le sperme
  • des difficultés à avoir une érection tout comme des douleurs au moment de l’éjaculation.

Parlez-en à votre médecin généraliste.

Sources :

Movember | L’Institut du Cancer de Montpellier

Movember 2026 : agir pour la santé des hommes

Cancers de la prostate : les facteurs de risque | Fondation ARC pour la recherche sur le cancer

Facteurs de risque

Cancer de la prostate, les facteurs de risque – Institut Pasteur de Lille